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Ménopause : faut-il un traitement hormonal ?

5 min de lecture Catherine Rome

THM ou non ? Ce qu'il recouvre, ses alternatives, la place de l'hypnose et les questions à poser à votre médecin. Cabinet à Trélazé (Angers).

Illustration de l'accompagnement de la ménopause, aux couleurs du cabinet

« Est-ce que je devrais prendre un traitement hormonal ? » Cette question revient de plus en plus souvent au cabinet, à Trélazé, près d’Angers — parfois avant même qu’on ait parlé d’hypnose. Et elle arrive rarement seule : une amie qui en prend et qui revit, une autre qui vient d’arrêter, un article inquiétant lu la veille.

Disons-le tout de suite : je ne prescris pas, et vous ne trouverez pas ici de réponse toute faite. Le traitement hormonal de la ménopause relève de votre médecin, et de lui seul. Mais avant l’hypnose, j’ai été infirmière diplômée d’État, et cette formation m’a appris qu’on décide mieux quand on comprend. Voici ce que recouvre ce traitement, ce qui existe à côté, où se situe l’hypnose, et les questions à emporter à votre prochaine consultation.

Comprendre les options, c’est déjà reprendre la main.

Ce qu’est le traitement hormonal de la ménopause

À la ménopause, les ovaires cessent de produire des œstrogènes. C’est cette chute qui explique la plupart des manifestations : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sécheresse, troubles du sommeil, humeur plus fragile, et à plus long terme une fragilisation des os.

Le traitement hormonal de la ménopause — le THM — consiste à apporter des œstrogènes pour compenser cette baisse, associés à un progestatif lorsque l’utérus est conservé, afin de protéger sa muqueuse. En France, la Haute Autorité de santé privilégie aujourd’hui la voie cutanée (gel ou patch) plutôt que les comprimés, à la dose minimale efficace, avec une réévaluation de la balance entre bénéfices et risques au moins une fois par an.

Son indication principale est simple à énoncer : des manifestations qui altèrent réellement la qualité de vie. Ce n’est pas un traitement de la ménopause en soi — la ménopause n’est pas une maladie — mais un traitement de ses effets, quand ils pèsent.

Ce que votre médecin regarde avant de prescrire

C’est là que tout se joue, et c’est là que seul votre médecin peut trancher. Il ne répond pas à la question « le THM est-il bon ? » mais à « est-il bon pour vous, maintenant ? ». Trois choses entrent en ligne de compte.

  • Ce qui pèse vraiment

    Le bénéfice attendu

    L'intensité de vos manifestations et leur retentissement sur votre quotidien. Un THM se justifie quand elles altèrent la qualité de vie — pas par principe.

  • Vos antécédents

    Vos risques propres

    Antécédent de cancer du sein, d'infarctus, d'AVC ou de phlébite, maladie du foie, saignements inexpliqués : autant de situations où le THM est écarté ou discuté de très près.

  • Depuis quand ?

    Le moment

    Les recommandations convergent : le rapport bénéfices-risques est le plus favorable quand le traitement débute tôt après la ménopause, plutôt que des années plus tard.

Avant toute prescription, votre médecin reprend vos antécédents personnels et familiaux, vous examine, s’assure que le suivi des seins est à jour, et vous explique les avantages comme les risques. Ce bilan n’est pas une formalité : c’est lui qui rend la décision solide.

Ce qui existe à côté du traitement hormonal

Toutes les femmes ne peuvent pas prendre un THM, et toutes ne le souhaitent pas. Ce n’est pas une impasse. Il existe des médicaments non hormonaux — certains antidépresseurs à faible dose, et depuis peu une nouvelle classe de molécules qui agit directement sur le « thermostat » du cerveau — que votre médecin peut envisager contre les bouffées de chaleur.

Les compléments à base de plantes, phytoestrogènes en tête, méritent une prudence particulière : les preuves de leur efficacité sont faibles, et ils ne sont pas anodins, surtout en cas d’antécédent hormonodépendant. Parlez-en avant d’en prendre.

Et puis il y a les approches non médicamenteuses. La Menopause Society, société savante de référence en Amérique du Nord, a actualisé en 2023 sa position sur les options non hormonales : la thérapie cognitivo-comportementale et l’hypnose clinique y figurent parmi les approches recommandées contre les bouffées de chaleur, avec le meilleur niveau de preuve. Ce n’est pas un détail pour moi : cela dit précisément où l’hypnose a sa place.

Où se situe l’hypnose dans tout cela

Catherine Rome pendant une séance d'hypnose au cabinet de Trélazé

L’hypnose n’agit pas sur vos hormones. Elle ne remplace pas un THM, et elle ne s’y oppose pas non plus : on peut la pratiquer avec ou sans traitement. Ce sur quoi elle agit, c’est le vécu — la façon dont le corps réagit à une bouffée de chaleur, l’appréhension qui s’installe, les nuits hachées, le rapport au corps qui change. Ce sont exactement les points que je décris dans mon article sur les bouffées de chaleur.

Concrètement, cela donne trois situations que je rencontre au cabinet, à Trélazé : des femmes sous THM qui veulent apaiser ce qui reste ; des femmes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas en prendre, et cherchent un accompagnement qui ne soit pas médicamenteux ; et des femmes en attente d’une décision, qui veulent traverser cette période sans la subir. Dans les trois cas, l’accompagnement se construit à partir de votre situation, et jamais à la place de votre suivi médical.

Les questions à poser à votre médecin

Une consultation est courte, et on en ressort souvent avec les questions qu’on n’a pas posées. Voici celles qui, à mon sens, aident le plus à décider. Dépliez celles qui vous concernent.

Au vu de mon histoire, le traitement hormonal est-il envisageable pour moi ?

C'est la première question, parce qu'elle conditionne toutes les autres. Vos antécédents personnels et familiaux — sein, cœur, vaisseaux, foie — peuvent écarter le THM d'emblée, ou au contraire lever une crainte infondée.

Qu'est-ce que je peux en attendre, et en combien de temps ?

Sur quelles manifestations le traitement agira, à quelle échéance, et ce qu'il ne changera pas. Une attente juste évite les déceptions et les arrêts prématurés.

Quelle forme, quelle dose, et pour combien de temps ?

Gel, patch ou comprimé ; œstrogènes seuls ou avec progestatif ; dose de départ. Et surtout : quand fera-t-on le point ? La réévaluation au moins annuelle fait partie du traitement.

Si je ne peux pas — ou ne veux pas — de THM, que me proposez-vous ?

Médicaments non hormonaux, approches non médicamenteuses, hygiène de vie : demandez ce qui existe et ce qui est adapté à vous. Refuser le THM n'est pas refuser d'être accompagnée.

Qu'est-ce qui doit m'alerter, et qui dois-je appeler ?

Les signes qui justifient de consulter sans attendre, sous traitement comme sans. Savoir quoi surveiller, c'est ce qui permet de vivre cette période sans anxiété permanente.

En résumé

  • Le THM apporte les œstrogènes que les ovaires ne produisent plus ; il se justifie quand les manifestations altèrent la qualité de vie.
  • La décision est individuelle : bénéfice attendu, risques propres, moment. Elle revient à votre médecin, après un bilan.
  • Des alternatives existent, médicamenteuses ou non ; l’hypnose clinique est reconnue parmi les options non hormonales contre les bouffées de chaleur.
  • L’hypnose ne remplace pas un traitement : elle accompagne le vécu, avec ou sans THM.
  • Arrivez en consultation avec vos questions — la décision n’en sera que plus solide.

Envie d’en parler ?

Si vous êtes à ce carrefour, que vous ayez déjà tranché ou non, l’hypnose peut vous aider à traverser cette période plus sereinement. Le plus simple est de commencer par un échange : dites-moi en quelques mots ce qui vous amène via le formulaire de contact. Je vous réponds personnellement, et nous regardons ensemble si l’hypnose a sa place dans votre situation — en complément de votre suivi médical, jamais à sa place. Je reçois au cabinet, à Trélazé, dans l’agglomération d’Angers, et à distance selon la demande. Vous pouvez aussi consulter le détail de l’accompagnement « Ménopause sereine ».

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